Polypes de la Méduse Aurélie (Aurelia aurita) . Photo D. Terver - G. Eckert
Polypes de la Méduse Aurélie (Aurelia aurita) . Photo D. Terver - G. Eckert
La Méduse qui nous... méduse ! Par Denis Terver, Guillaume Eckert, Lionel Feuillassier et Pascal Aubert
Fig. 1. - Aurelia aurita (L). Photo Océanopolis-Thierry Joyeux
Fig. 3. - Aurélie dans l'Etang de Thau. Photo Patrick Louisy
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Fig.4. - Structure histologique schématique de la paroi du corps d'un Cnidaire (Hydre)
Fig. 2. - Essaim d'Aurélies en Mer Rouge. Photo Patrick Louisy
Aurélie, Aurelia aurita (L)
Festival de mots : Aurélie Part.1 p. 01 - p. 02 - p.03 - p. 04 - p. 05 - p. 06 - p. 07 Part.2 p. 08 - p. 09 - p. 10 - p. 11 - p. 12 - p. 13 - p. 14 - p. 15 - p. 16 - p. 17 - p. 18 - p. 19 - p. 20 - p. 21 - Part. 3 p . 22 - p. 23 - p. 24 - p. 25 - p. 26 - p. 27 - p. 28 - p. 29 - p. 30 - Partie 4. p. 31 - p. 32 - p. 33 - p. 34 - p. 35 - Voir aussi : la méduse d''eau douce = Craspedacusta sowerbii ;
Partie 1 : aspects systématiques, morphologiques et biologiques Aspects systématiques : "Carte d'identité": nom scientifique = Aurelia aurita (L), sous-entendu Linné 1758 (fig. 1, 2 et 3) Embranchement : Cnidaires. Métazoaires (= pluricellulaires) primitifs, à symétrie radiaire (= axiale) à laquelle se superpose parfois une symétrie bilatérale, constitués essentiellement de deux épithéliums (Fig.4) (ectoderme et endoderme) et caractérisés par la présence de capsules urticantes spécialisées: les cnidocystes (Fig. 5). Ces derniers signent l'appartenance à l'embranchement des Cnidaires qui compte environ 10 000 espèces, essentiellement marines. La cavité digestive ( cœlentéron ) est la seule du corps. Le terme de Cœlentérés , utilisé autrefois pour regrouper Cnidaires (qui piquent) et Cténaires (qui collent), dérive de cœlentéron. Ce terme n'a plus de valeur systématique reconnue. Le cœlentéron communique avec l'extérieur par une seule ouverture qui joue le rôle de bouche, d'anus et d'orifice de reproduction. Il n’y a pas d’appareil respiratoire différencié. Les échanges gazeux (absorption de l’oxygène, rejet du CO2), se font directement au travers des tissus. Cette respiration cellulaire les dispense également de tout système circulatoire. Comme chez les Spongiaires (Eponges) et les Cténaires (Cydippe de Méditerranée par exemple), la présence de deux épithéliums seulement permet de les qualifier de diploblastiques ou didermiques (par opposition aux Triploblastiques = trois feuillets embryonnaires - ectoderme, mésoderme et endoderme - présents chez tous les autres métazoaires). L'ectoderme est constitué de cellules épithéliomusculaires (fibrilles musculaires lisses à leur base permettant la contraction de l’hydre), de cnidoblastes avec cnidocystes, de cellules sensorielles, de cellules neuroépithéliales (protoneurones = neurones primitifs) et de cellules de régénération. L'endoderme est également à base de cellules épithéliomusculaires (fibrilles musculaires transversales à leur base permettant l'allongement de l'hydre), pourvues de 2 à 5 flagelles, de cellules sensorielles et de cellules glandulaires. Souvent, cette couche endodermique est "envahie" de zooxanthelles qui jouent un rôle extrêmement bénéfique pour l'oxygénation et la nutrition via la photosynthèse, mais également déterminant à l'égard de la coloration. Les deux feuillets sont séparés par une couche granulo-fibro-cartilagino-gélatineuse, plus ou moins importante selon les espèces, les phases, l'emplacement. Cette couche, généralement sans cellules (elle est dite anhiste = sans texture ou structure histologique déterminée) est : la mésoglée (fig. 4). A base d' élastine , une scléroproteine très élastique, capable de s'allonger de 150 %, elle est associée à des fibres de collagène, peu extensibles, qui renforcent le soutien.
AVERTISSEMENT : divisée en quatre parties, cette note, à vocation essentiellement pédagogique, a pour but de répondre à bon nombre de questions que se posent le public en général et les aquariophiles en particulier à propos des Méduses, étranges créatures souvent qualifiées de "fantômes des mers", notamment Aurélie. La première partie présente l'espèce et aborde les aspects systématiques, morphologiques, biologiques… l'essentiel des données et illustrations, étant extrait d'un cours et de travaux dirigés dispensés aux étudiants en Zoologie de l'Université de Nancy 1. La deuxième partie expose les principales espèces, proches d'Aurélie, qu’il est possible de voir dans divers Aquariums publics, en France et dans le monde. Les troisième et quatrième parties font part des expériences menées au Muséum-Aquarium de Nancy (MAN), fin du siècle dernier (1996-2000), en vue de présenter des Méduses ( Aurelia aurita et Cassiopea andromeda ) aux visiteurs, mais aussi des élevages, toujours en cours, pratiqués par Guillaume Eckert, Lionel Feuillassier et Pascal Aubert.

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