Photo JP Stella
Ci-dessus, Gorgone jaune et Corail rouge, en Méditerranée, au large de l'Esterel par environ 30 de pronfondeur. Photo Jean-Pierre Stella.
Détail d'un "buisson" de Corail rouge, en Méditerranée, au large du massif de l'Estérel. Photo Jean-Pierre Stella
Corail rouge de Méditerranée Photo Gilbert Fournier
Corail rouge de Joaillerie
Ci-dessus, morphologie comparée d'une Gorgone rouge (ramifications dans un même plan, perpendiculaire au courant) et d'un Corail rouge (ramifications arbustive dans tous les plans). Photos Gilbert Fournier.
Corallium rubrum , le Corail rouge de Méditerranée : Gorgones et Corail rouge sont, zoologiquement parlant, très proches (Gorgoniaires). Dans les deux cas, les colonies, ramifiées, sont soutenues par un squelette interne chitinoïde. Chez les Gorgones (on parle aussi de corail corné), ce squelette n'est pas imprégné de sels minéraux, ce qui lui confère une certaine souplesse leur permettant de résister aux vagues, courants, houle... les ramifications se situant, quant a elles, dans un même plan. Le Corail rouge, par contre, dispose d'un squelette fortement imprégné de sels minéraux sous la forme de carbonates et sulfates de calcium. La partie vivante n'est alors plus qu'une mince couche habillant le squelette, à l'image de l'écorce recouvrant un tronc d'arbre. Au centre de la colonie les spicules, secrétés par l'ectoderme, sont aglutinés, fusionnés, pour former un axe rigide et massif : le polypier . L'ectoderme sécrète aussi une sorte de squelette externe constitué de spicules calcaires, colorés en rouge par un oxyde de fer, mais qui restent isolés. Les ramifications sont, cette fois, arborescentes ou arbustives, évoluant par conséquent dans tous plans. En réalité, une colonie de corail rouge (en fait, sa coloration est très variable allant du blanc pur au rouge le plus vif, en passant par le brun foncé et même exceptionnellement... le noir !), est formée de deux types de polypes : fertiles (avec tentacules) et stériles (sans tentacules). Ces derniers, très petits, échappent à une observation superficielle. Ils sont pourvus de pores et dédiés à la circulation de l'eau; ils assurent ainsi l'oxygénation et la turgescence de la colonie. Les polypes extensibles (retractiles) sont blancs et plumeux ; tous communiquent entre eux par leurs cavités digestives. Si la colonie est, le plus souvent hermaphrodite, les sexes sont généralement séparés chez les polypes, les ovules étant fécondés dans la cavité gastrique des femelles. Après une incubation de quelques jours, une larve planula quitte cette cavité gastrique pour se fixer sur un support et, progressivement mais très lentement, créer une nouvelle colonie. Le Corail rouge ( Corallium rubrum au sens strict), est une espèce considérée comme endémique de la Méditérranée (on parle d'or rouge de Méditerranée). Il se rencontre fixé sur un substrat dur, dans des zones peu éclairées (lumière au moins tamisée), de préférence entre 15 et 60 m (de moins de 10 à plus de 300 m en fait). L'environnement doit, en outre, bénéficier d'une certaine stabilité (température optimale de croissance = 15 C° et en salinité), de courants d'eau (mais pas trop violents), sa croissance étant très lente (quelques mm/an). Près de la surface, les surplombs sont préférés; en profondeur, les parois rocheuses verticales et horizontales conviennent. Il n'y a pas si longtemps, le corail rouge était d'ailleurs "pêché" à l'aide d'une croix de bois (ou de métal), lestée et agrémentée de filets, le tout étant trainé sur le sol avant d'être remonté en surface pour la "récolte". Inutile de dire que ces engins commettaient des dégats énomes pour un faible résultat. De nos jours, dans les zones autorisées, la récolte se fait par des plongeurs agréés (corailleurs) qui, de plus, peuvent accéder à des endroits (grottes en particulier) et y exploiter des spécimens d'une taille (30 cm et plus) et d'une beauté exeptionnelles. Depuis la nuit des temps, le Corail rouge, non traité, est en effet utilisé comme parure, bien sûr, mais aussi pour son pouvoir thérapeutique (de nos jours encore, en homéopathie, Corallium rubrum a un usage clinique contre la coqueluche, le rhume, la toux spasmodique), et même parfois comme monnaie. En Europe, depuis le quinzième siècle jusqu'à nos jours, le "Corail des bijoutiers" est traité (découpé, percé, meulé... et surtout poli), utilisé en joaillerie et encore bien présent dans toutes les "bonnes" boutiques de souvenirs !
Tout trésor mérite son gardien ! Ici une Langouste ( Palinurus vulgaris ), toutes antennes dehors pour "palper" et détecter l'ennemi ! Voir aussi d'autres images : http://www.aquaportail.com/topic-3845-21-corallium-rubrum-corail-rouge-de-mediterranee-en-photos.html
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