Biodiversité et... extinctions massives. Nous l'avons évoqué plus haut, de nombreux scientifiques considèrent que la sixième extinction massive des espèces, animales et végétales, est en marche... par la faute de l'Homme, en particulier depuis ce qu'il est convenu d'appeler la "révolution industrielle". Si c'est la sixième est en marche, c'est qu'il y en a eu 5 auparavant ! La dernière en date et la plus connue du grand public, coïncide avec la fin de l'hégémonie des Dinosaures sur Terre, dans l'Air et sous la Mer. Elle marque la transition ère Secondaire - ère Tertiaire, il y a 65 MA (Millions d'Années)... environ. Comme toutes ces "crises", elle a une, probablement même plusieurs causes sur lesquelles les Paléontologues ont encore du mal à s'accorder: volcanisme excessif, régression marine importante, bombardements cosmiques exceptionnels, perturbation de l'activité photosynthétique par un nuage de poussière mondialisé... peut-être le tout à la fois sur une période de quelques centaines à quelques milliers d'années, voire une petite poignée de MA. Ce qui est certain, c'est que d'importantes et trop brutales modifications écologiques entraînent un irréversible et universel déclin d'un grand nombre d'espèces, incapables de s'adapter à des modifications environnementales, climatiques notamment, trop rapides. La plus importante "crise" jamais survenue au cours des temps géologiques est la troisième, celle qui marque la transition ère Primaire - ère Secondaire. Survenue il y a 250 MA (à quelques MA près), elle voit, en relativement peu de temps à l'échelle géologique, disparaître 90% des espèces marines et le nombre total des familles répertoriées (un peu plus de 400), divisé par deux ! Deux "crises" plus "petites" marquent encore l'ère Primaire (qui va de - 570 à -245 environ): la première à -440 MA (à 4-5 MA près), qui sépare l'Ordovicien du Silurien et la seconde à - 365 MA (à 4-5 MA près également), qui sépare le Dévonien du Carbonifère. Reste à placer la N° 4 : elle s'est produite il y a 200 MA environ, à l'ère Secondaire (à la jonction Trias - Jurassique). Chaque fois, le déclin de la biodiversité est "rapide" et important par rapport au "bruit de fond" du renouvellement "normal" des espèces. L'Homme étant totalement étranger aux 5 premières extinctions puisque pas encore présent, il est, par contre, directement concerné, voire responsable aux yeux de nombreux spécialistes, pour celle en cours. Comment faire pour enrayer le déclin flagrant et qui semble inexorable, de notre Biodiversité ? Une prise de conscience collective, à l'échelle de la planète et des mesures applicables et appliqués au niveau individuel et collectif. Plus vite dit que fait !
Jeux de lumière et "effet miroir" sur un Récif en Mer Rouge. Photo Jean-Pierre Stella
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A propos des bio-indicateurs Pour mesurer objectivement l'état de la biodiversité , il faut des indicateurs fiables. Ces derniers peuvent être sélectionnés soit au niveau des espèces (celles de l'annexe 1 de la CITES par exemple), soit au niveau des populations (suivi du stocks de poissons par exemple). La raréfaction d'une espèce ou d'une population a des répercutions immédiates sur les écosystèmes concernés et, réciproquement, la destruction d'un biotope a des répercutions immédiates sur les populations en cause. Malheureusement, les sonnettes d'alarme que tirent régulièrement les scientifiques ne sont que rarement entendues, nous l'avons encore vécu récemment à la Conférence de Doha ! Exemple : la véritable tyrannie que l'homme exerce à l'égard des requins en général et de certaines espèces en particulier ( pour certaines d'entre elles, la baisse des populations atteindrait 95% !), pour leurs "ailerons à soupe", peut se poursuivre en toute impunité (bandeau = Gilbert fournier explorant la biodiversité des récifs en scooter sous-marin) . Problème : une diminution trop importantes des populations de Requins, considérés à juste titre comme des superprédateurs, aura immanquablement, des répercutions sur la population des prédateurs intermédiaires (mésoprédateurs) qui risquent de pulluler aux dépens de leurs proies, déséquilibrant toute la chaine alimentaire, avec effet boomerang sur... l'homme. Le danger n'est pas moins grand pour les espèces ultra-spécialisées qui se nourrissent d'une seule autre. A titre d'exemple, on peut évoquer l'étroite dépendance du Manchot royal, vedette du film "La Marche de l'Empereur", à l'égard des Poissons-lanternes, dépendance magistralement étudiée par Yvon le Maho, Directeur de recherche au CNRS à l'Institut pluridisciplinaire Huber Curien à Strasbourg, spécialiste reconnu de la biodiversité. Les Poissons-lanternes ou Myctophidés (Myctophidae = nez de serpent), comptent une bonne trentaine de genres et près de 250 espèces appartenant souvent à la faune dite "lilliputienne" (quelques centimètres). Ils vivent dans la zone aphotique (sans lumière, entre 300 et 800, voire 1500-2000 m selon les espèces) des océans, mais remontent la nuit, surtout sans lune, en immenses bancs, pour se nourrir près de la surface (heureusement pour le Manchot qui ne plonge pas au delà d'une vingtaine de mètres). Ils doivent leur nom commun de Poisson-lanterne à leur remarquable aptitude à la bioluminescence (on devrait plutôt parler de Poisson-perle en raison de la forme des organes lumineux) et représenteraient à eux seuls 90% de la biomasse des abysses.L'implantation (indolore) sous la peau de transpondeurs, a permis d'étudier avec précision le parcours des Manchots à la recherche de leurs proies favorites. Soumises d'une part à la pression d'autres mésoprédateurs, mais aussi et surtout à celle de l'élévation de la température de l'eau de mer, ces proies ont tendance à "migrer" vers le Sud... ce qui allonge d'autant la distance à parcourir (et le temps nécessaire) par les Manchots pour nourrir leurs poussins restés sur la banquise, à quelques centaines de Km de là. D'après Yvon Le Maho, une élévation permanente de 0,3°C de la T° de l'eau suffirait à diminuer, par voie de conséquence, la population des Manchots de 10 %. Signalons au passage, la remarquable aptitude des Manchots à conserver, pendant de longs jours, à la température de leur corps (38 °C) et sans qu'il ne s'altère, le poisson capturé, livré frais sur les lieux de nidification. Selon bon nombre d'experts, la sixième extinction massive est en marche... par la faute de l'homme. Cette extinction des espèces serait en effet, actuellement, plus de mille fois supérieure au "bruit de fond" constaté au cours des temps géologiques ! La biodiversité étant définie par de nombreux scientifiques, y compris et surtout par Yvon Le Maho, comme une véritable " assurance vie pour l'humanité ", gare aux conséquences d'une vie sans assurance. En octobre 2010, s'est tenu à Nagoya au Japon, la 10ème conférence de la Convention sur la Biodiversité, avec adoption d'un plan stratégique 2011 - 2020 avec la cration d'un réseau d'espaces protégés couvrant au moins 10 % de la surface des océans ! L'homme étant capable du pire comme du meilleur, croisons les doigts pour que le "meilleur" l'emporte cette fois !
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