22 mars - Journée mondiale de l’eau Depuis 1993, l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture) coordonne, le 22 mars de chaque année, une journée mondiale de l’eau. Le thème pour 2013 : la coopération dans le domaine de l'eau. L’eau (liquide), est essentielle à la Vie ! Or, pour que les écosystèmes fonctionnent normalement, que la Biodiversité se développe et puisse évoluer normalement, il faut que l’eau reste « propre » ! Hélas cette « matière première », précieuse, n’est généralement pas considérée comme telle mais plutôt comme un sous-produit servant à évacuer des produits devenus inutiles : nos déchets. L’eau devient alors « usée » ! Non traitée, elle finit en mer laquelle se transforme en une vaste décharge où certains produits décantent, d’autres flottent (entre deux eaux et en surface), les plus pernicieux étant dissous. La gestion raisonnable et raisonnée de l’eau doit devenir une préoccupation permanente pour chacun d’entre nous et une priorité absolue pour la collectivité. A défaut, même dans nos pays dits développés où pour l’instant du moins, l’eau coule à flot au robinet, propre et saine, la pénurie menace faute d’une qualité suffisante. Après usage, tâchons de la restituer au milieu naturel aussi propre et saine que lorsque nous l’avons prélevée, et cessons de la considérer pour ce qu’elle n’est pas. Les aquariophiles le savent : pour qu’un équilibre s’installe, pour que invertébrés, poissons et plantes se portent bien, il faut que l'eau reste « vivante et de qualité ». Dès que quelque chose « ne tourne pas rond », les indicateurs biologiques que sont, à des niveaux de sensibilité différents, les composantes du peuplement, se mettent en alerte (perte d’appétit, comportements anormaux, modification des couleurs…). Que fait l’aquariophile en priorité : il commence par contrôler… la qualité de l’eau ! Dans la nature aussi, de nombreux indicateurs biologiques, de plus en plus fiables et objectifs, de la qualité des milieux en général et aquatiques en particulier sont utilisés. La biodiversité en est un dont la pertinence s’affine au cours du temps. Mais le temps presse et ce n’est pas une fois par an qu’il faut militer pour conserver notre eau « propre pour un monde sain » mais tous les jours et pour toujours, si possible dans le cadre d'une étroite coopération à tous les niveaux !
Colonie de Corail branchu "Corne-de-Cerf" ( Acropora sp.), bio-indicateur par excellence. Mer des Sulu (Philippines) Photo Gilbert Fournier
Hyppocampe-pygmée (Hippocampus bargibanti) ou hippocampe nain, le plus petit hippocampe du monde; sa taille ne dépasse guère les 2 cm et le mâle "accouche" de petits d'à peine un mm ! Les protubérances de son corps rappellent les polypes rétractés de la gorgone qui lui sert habituellement de support. L'harmonie des formes et des couleurs est ici absolument parfaite et un tel mimétisme, poussé à l'extrême, laisse perplexe ! Il existe deux variantes de couleur : l'une grise ou pourpre avec des excroissances roses ou rouges, l'autre jaune avec des excroissances orange. Image extraite du film de Alexis Demenkoff "Les Chimères du Détroit" (sous-entendu de Lembeh en Indonédie), film non encore disponible pour le grand public mais ayant obtenu le Prix de la Fédération Française de Cinéma et Vidéo au Festival Mondial de l'Image Sous-marine 2009 à Marseille. .
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L'effet "Mikado" Cette espèce a disparu. Et alors ? La question est souvent posée de savoir quelles sont les conséquences réelles de la disparition d'une espèce, à l'échelle d'un site précis ou de la planète. Par exemple : les Dinosaures et les Mammouths ont bien disparu et plus récemment le Dodo de l'Île Maurice, le Dauphin du Yang Tsé, le Phoque des Caraïbes et pourtant la terre tourne toujours aussi rond !?! Donc pourquoi s'embêter à préserver à tout prix telle petite plante, tel insecte, cet oiseau, cette algue, ce poisson ou ce coquillage ? Actuellement, une espèce animale ou végétale disparaît de la planète toutes les 20 minutes, bien évidemment pour des raisons essentiellement imputables à l'Homme ! Ce rythme peut-il durer encore longtemps sans conséquences ? Sans faire une grande leçon d'écologie théorique, on se trouve ici devant le phénomène bien connu, celui dit du " Mikado" . Dans un milieu naturel, quelqu'il soit, chaud, froid, sec, humide, terrestre ou marin, un nombre plus ou moins important d'espèces cohabitent dans leur habitat qui peut avoir différentes échelles de taille, mais qui forme une unité : l'écosytème . Dans cet espace toutes les espèces animales et végétales sont en relation directe ou indirecte les unes avec les autres, formant un équilibre établi aussi avec le milieu physique et climatique où elles vivent. Chacune assume un rôle précis dans cet écosystème, appelé " niche écologique" , y exerçant son "métier" pour le maintien de cet équilibre. Les exemples sont connus comme ceux des chaines alimentaires où un contrôle est opéré par le prédateur sur celui qui va aussi se nourrir d'espèces-proies en limitant leur prolifération, etc jusqu'au premier stade des végétaux, seuls capables de fournir de la matière consommable à partir des éléments de l'air, du sol et de l'eau, grâce à la lumière du soleil*. Mais cette relation entre tous ces êtres vivants d'un milieu naturel dépasse largement la seule chaine alimentaire et permet justement cet équilibre dans une grande compléxité. En fait tout se passe comme si on jouait au Mikado : avec attention, on enlève une première baguette et rien ne se passe. Puis une deuxième, une troisième et une quatrième voire une cinquième. Toujours rien. On enlève ensuite la sixième et tout le tas s'écroule. Pour un écosystème, le phénomène est identique. Plus le nombre d'espèces diminue par rapport à l'équilibre établi, plus il devient fragile et sensible aux modifications extérieures. Une espèce en moins, risque de causer des perturbations, pas toujours visibles sur le moment, mais souvent irréversibles. Jusqu'au jour où une espèce de moins – comme celle par exemple dont le rôle pas toujours bien connu, était capital pour cet écosystème - entraine l'écroulement de l'équilibre de ce milieu. Ce phénomène est d'autant plus important quand on sait que cette relation à l'intérieur de l'écosystème, existe aussi à l'extérieur. En effet chaque écosystème inter-agit avec les autres écosystèmes, formant à nouveau un équilibre, cette fois-ci à plus grande échelle. Par exemple, la forêt d'altitude agit directement sur l'écosystème des posidonies ou du corail, par le simple transport des matières nutritives du sol, via le ruissellement, vers les zones côtières, puis vers le large grâce aux courants, amenant une grande richesse minérale nécessaire au développement de la vie marine. On imagine mieux le vaste équilibre planétaire, régit aussi par les fleuves, puis les courants aériens et marins. Il est donc nécessaire de savoir que chaque être vivant (même après sa mort) contribue directement au maintien de la qualité des milieux naturels, donc à l'équilibre global de la planète. * Dans les grandes profondeurs océaniques, on connait également des sources hydrothermales où les bactéries utilisent la chaleur et la chimiosynthèse (et non le soleil et la photosynthèse), pour démarrer aussi des chaines alimentaires dans l'obscurité totale. Philippe Robert , Mars 2013.
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