Ci-contre : couple (ou paire) de Loches de rivières. Spécimens montrant, sous les yeux et de part et d'autre, la petite épine, érectile à volonté (spécimen de gauche), la tête étroite, pincées vers l'avant (nez en "concorde", spécimen de droite), la bouche infère entourée de 6 barbillons courts. Ci-dessus : détail de la tête au profil "concorde", épine sous l'oeil repliée, petite bouche infère entourée de 6 barbillons courts, égaux, bien visibles ici . Ci-dessous : biotope à Loches de rivières. Zone d'un affluent du fleuve Meuse, en amont de verdun, aux eaux saines et jamais polluées, hébergeant de nombreux spécimens. Bandeau : Loche de rivière en état d'alerte, en aquarium. Photos Henri Renard, Aquarium de Thierville (Meuse).
Remarques : Actuellement, d'après Keith et al , sa répartition géographique, en France, est considérée comme limitée au tiers Nord. Par contre, la loche transalpine Cobitis bilineata (deux lignes sombres entre l'oeil et la bouche) , décrite en 1866 par Canestrini , retrouvée en 1995 dans la basse vallée de la Durance, se rencontre également en Italie, en Slovénie, en Croatie, en Sardaigne, en Catalogne... La confusion, très aisée, entre les deux espèces, qui s'hybrident facilement, explique sans doute les cartes de répartition plus anciennes. Une confusion reste fréquente également avec la Loche franche dont la morphologie et le biotope sont toutefois bien différenciés. Le biotope ci-contre est caractéristique des besoins de l'espèce : petite rivière aux eaux fraiches et non polluées, à cours lent, fond constitué d'un mélange de sable et de vase. Reste cachée le jour sous une pierre plate, parmi la végétation ou dans la vase, pour s'activer au crépuscule et se nourrir de nuit, en particulier en filtrant ledit substrat. Nage très mal, procède par bonds successifs et ne se laisse jamais pêcher à la ligne. Comme toutes les loches, y compris tropicales d'aquarium, son intestin, fortement irrigué de capillaires sanguins, est capable de jouer un rôle respiratoire. Aussi, lorsque l'oxygène dissous vient à manquer, elle monte en surface pour avaler de l'air, lequel est restitué, appauvri en oxygène, par l'anus, d'ou le nom commun de "péteuse". Cette "respiration intestinale" fait que la Loche, maintenue à l'extérieur dans un bassin ou un aquarium était, autrefois, parfois utilisée comme "poisson baromètre". L'arrivée d'une dépression, en faisant chuter la pression atmosphérique, éliminait partiellement l'oxygène dissous, ce qui faisant monter le poisson vers la surface... et annonçait la pluie ! Entre en léthargie lorsque l'eau vient à manquer ou lorsque la température baisse. Hiverne dans la vase des zones plus profondes.
Vue d'ensemble d'une Loche de rivière ou loche épineuse (chez le mâle, qui reste plus petit que la femelle, procesus osseux en forme d'écaille - dite de Canestrini - à la base de la pectorale, plus longue et épaissie que chez la femelle). Photo Denis Terver - Muséum-Aquarium de Nancy. En aquarium .
La Loche de rivière ou Loche épineuse, Cobitis taenia Linné, 1758. Famille des Cobitidés.

Bandeau : Loche de rivière. Photo Denis Terver - Muséum-Aquarium de Nancy .
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