Antennarius hispidus , Poisson-grenouille hispide. Indo-pacifique. Photo Denis Terver - Muséum-Aquarium de Nancy
Zanclus cornutus, Zancle, Idole des Maures. Poisson emblématique du "Décor Exotique". Indo-pacifique. Difficile à conserver en aquarium en raison de son alimentation très spécifique. Photo Denis Terver - Muséum-Aquarium de Nancy. Ci-dessous : la même espèce, dans la nature (La Réunion). Photo Maurice Parmantier
Forcipiger flavissimus, Poisson-papillon à pincette. Mer Rouge et Indo-pacifique. Offert par Guy Favé et arrivé à l'Aquarium Tropical de Nancy en mai 1968; il y vécut 25 ans ! Photo Denis Terver - Muséum-Aquarium de Nancy. Ci-dessos : la même espèce dans la nature (aux Philippines), évoluant en compagnie d'un Chaetotodon guttatissimus , ou poisson-papillon moucheté. Photo G. Fournier.
Chaetodon semilarvatus , Poisson-papillon Jaune de la Mer Rouge et du Golfe d'Aden. Photo Denis Terver - Muséum-Aquarium de Nancy. Ci-dessous : la même espèce dans la nature (Mer Rouge), évoluant ici en couple. Photo Gilbert Fournier.
Bandeau: groupe de Rhinopias frondosa, Poisson-scorpion des algues, jaune. Indo-pacifique. Photo Denis Terver - Muséum-Aquarium de Nancy
Biographies : Albert Falco - Jacques Arnoult - Guy Favé - Bruno Condé - Jacques Géry - Gilbert Fournier p1, p2, p3 - Denis Terver -
Pour mémoire, couverture du fascicule de 72 pages format 23x16 cm de Guy Favé (1974)
HISTOIRE D’UNE PASSION : L’aquariophilie marine tropicale Par Guy Favé (Le Décor Exotique, Paris) Dès l’âge d’une douzaine d’années, j’ai été attiré par l’aquariophilie. A l'époque, ma chambre comptait 5 ou 6 aquariums de quelques litres, avec des poissons pour débutants. A mon retour de l’Armée je passais à la taille supérieure en mettant en place un aquarium de 240 litres. A ce moment-là, je travaillais dans un secteur totalement différent, le textile, mais je n’avais qu’une idée en tête : me plonger dans les aquariums. Cela commença par des petites installations et des entretiens avec un camarade, Jean-Michel, qui tenait un magasin fleurs/poissons (bien que pas du tout attiré par l’aquariophilie). Après deux ou trois ans, je finis par avoir l’occasion de reprendre une boutique ou il y avait oiseaux, poissons et diverses activités qui ne me convenaient guère. Deux ans plus tard, comme seuls les poissons m’intéressaient j'ai pu me spécialiser et conserver cette seule activité. Bien entendu il ne s’agissait alors que de poissons d’eau douce. En 1963 Robert Sidoli , importateur, fait un essai de poissons coralliens. Cela ne manqua pas de donner le virus à un amateur, René Méchine et avec un ou deux poissons nous commençions l’aventure. Un voisin me fit rencontrer Jean-Pierre Chichery. Avec Jean-Pierre , René Méchiche, Roger Rothley, Jacques Arnoult, (qui fut par la suite, nommé Directeur du célèbre Aquarium de Monaco), quatre mordus de l’époque, ce sera le point de départ d’une aventure extraordinaire. Du point de vue professionnel nous serons en particulier deux - Bernard (importateur bien connu du Bvd Beaumarchais, Paris) et moi, qui feront les frais de cette longue mise en route, car ce fut parfois très difficile….. Jean-Pierre , qui ne faisait jamais les choses à moitié, équipa pratiquement toute une cave en eau de mer garnie de nombreux bacs… ce qui ne suscita pas trop l’enthousiasme de son épouse ! Pour ces débuts, le choix des aquariums était limité à une seule fabrication en polyester. L’eau de mer que nous pouvions utiliser, ne provenait que de nos collectes du dimanche, en bordure des côtes normandes et il arrivait même de ne rapporter, en cas de mauvais temps, que de l’eau avec une densité insuffisante ! De là nous devions rajouter du gros sel brut de marais !! Après quelque temps nous avions un « fournisseur » qui pouvait livrer plus régulièrement, en bidons, de l’eau qu’il allait chercher en mer. La période « eau de mer naturelle » dura pratiquement 3 ans ! A la suite d’un voyage en Allemagne nous trouvons et nous nous procurons des sels synthétiques nous permettant de reconstituer de l’eau de mer, une étape particulièrement importante pour le développement de l'aquariophilie marine tropicale.. Quel soulagement et quelle joie d'avoir une telle qualité d’eau ! Côté allemand, il est possible de trouver dès lors du matériel spécifique; deux ou trois firmes sont axées vers l’eau de mer et la technique évolue… mais très doucement. Aussi je m'implique de plus en plus et augmente le nombre de bacs marins à la boutique. Début 1966 la réalisation d'un premier grand aquarium m’est confiée chez le Baron Edmond de Rothschild ( via Jean-Pierre ). Ce premier fut suivi, en 1967, par celui qui fit le plus de bruit à l’époque : le King Club . Les propriétaires, lles frères Minski voulaient qu’il soit spécial et inédit ! Il fut donc réalisé au troisième étage du complexe. Pour installer carcasse en acier revêtue de polyester, glace « pare balles », montée en étant dans l’obligation de casser tous les plafonds !! Après la fabrication, la pose de la glace se révéla problématique car nous en étions encore à la pose au mastic. La mise en eau fut délicate (hauteur d’eau de 140 cm, donc importante pression). Le soir de la mise en eau, Albert Minski convia tous les ouvriers du chantier à venir sabler le champagne, lorsque l’aquarium serait plein ! Il le fut. Quant au Champagne… les coupes n’étaient pas encore pleines que nous constations que l’aquarium se décolle du mur. Panique, vidange au plus vite par tous les tuyaux disponibles sur place. En réalité, l’emplacement du support et le calcul de la charge furent mal établis, une erreur de l’Architecte. De plus, le mastic ne donnait pas entière satisfaction. Après rectification et remise en place du support, il fut décidé de tester la colle silicone. C’était, à l’époque, le premier aquarium de ce type. Tout le décor intérieur fut sculpté en forme de grotte marine par un grand artiste du moment. Les 6000 litres furent inaugurés en grande pompe et en direct sur France Inter durant une très grande partie de la soirée. Ces deux premières réalisations demandaient un entretien quasi journalier. Il fallut donc un soigneur attentif car il va sans dire que tout ce travail ne fut qu’observations et soins permanents, aussi bien à l'égard des animaux, que de l’eau ! A cette époque, naquit également une étroite coopération, puis une véritable amitié avec Bruno Condé , Professeur à L'Université de Nancy et Directeur du Musée de Zoologie de l'Université et de la Ville. Avec l'aide de son collaborateur et Assistant Denis Terver et en étroite collaboration avec le Cercle Aquariophile de Nancy, il était question, après le succès d'une première exposition temporaire, d'équiper la montée du grand escalier du Musée de Zoologie, d'une série de bassins, y compris d'eau de mer. C'est ainsi que je me suis retrouvé à installer un petit bac puis trois autres plus grands. Nous sommes alors en mai 1968 et "l'évènement" à Nancy, c'est le peuplement de ces bassins y compris par un Forcipiger flavissimus qui y vécut… 25 ans ! Cet aménagement du hall d'entrée et du grand escalier, préfigurait ce qui allait devenir, à partir des années 1971- 1974, l'Aquarium Tropical de Nancy. Par la suite ce dernier devint une référence mondiale, en particulier grâce aux nombreuses publications dont "La Revue française d'Aquariologie, Herpétologie" ou RFAH (1974 - 1999). C’est grâce à des observations constantes, à la grande compétence acquise par l'équipe, à la publication des résultats et le partage des connaissances, que l’Aquarium Tropical de Nancy acquit une notoriété internationale et a tant participé à la progression de l’aquariophilie en général et marine en particulier. Quelques mois plus tard, une personnalité Suisse vint au King-Club et me contacta afin d’avoir, en plus petit, un aquarium pour son bar personnel. Après la mise en service, une demande d'entretien - non pas journalier, mais relativement fréquent, de l’ordre de toutes les deux à trois semaines - fut émise ! Cela posait problème au niveau du transport, (nous à Paris, ce client en Suisse). Finalement il nous mit à disposition un carnet de billets d'avion d’avance. Sur demande le vendredi, le soigneur prenait l’avion le samedi matin pour Genève ! A partir de ce moment ma clientèle devient de plus en plus importante. Les relations s’amplifièrent, la passion également. Un nouvel amateur, Monsieur Froger , décida de se lancer et engagea de gros moyens : un bac de 5000 litres, un autre de 3000 et une petite douzaine de 300 litres ! Sa cave devient un véritable Musée ! La première exposition d’une vingtaine d’aquariums me sera demandée. Elle ouvrira au Jardin des Plantes, sous la responsabilité de Jacques Arnoult . Cette réalisation fut très minutieuse (une quinzaine d’aquariums) et ce fut la première fois qu'une exposition d'aquariums marins tropicaux eut lieu à Paris Cette grande réussite me combla et m’apporta de nouveaux contacts très importants. Je rappellerai également qu'en 1965, fortuitement, une grande découverte bouleverse l’aquariophilie marine ! Mon soigneur, René , qui passait tous les jours s'occuper des poissons de la rue de l’Elysée, se trouve un dimanche matin devant une première du genre. Dans l’aquarium, tous les poissons sont couchés sur le sable, les yeux blancs (résultat d’un empoisonnement à la suite de l’utilisation d’une plaquette insecticide mise à proximité des pompes à air – symptômes très connus par la suite). Que faire ? Il n’y a plus de sel permettant un changement d’eau ! Il a alors l’idée subite de vider 80 % de l’eau et de la remplacer par… de l’eau douce, avec un apport de sulfate de cuivre (seul médicament reconnu et valable à cette époque). Il exécute donc la manipulation et souhaite que quelque chose se passe. Surprise, le lendemain tout le monde est "debout" ! Il remontera la densité petit à petit dans les jours suivants. Une grande "première", certes involontaire mais parfaitement réussie ! Cette innovation permit vraiment de faire avancer l’aquariophilie marine. Lors d’un voyage au Kenya, je contais l’aventure à un collecteur et cette nouvelle fit le tour du monde. Très rapidement cette procédure fut utilisée par de nombreux collecteurs, professionnels et amateurs. Cette « découverte » fut l’objet d’un « régime sans sel » publié dans Aquarium Magazine N° 22. En 1970 je mis en route mon troisième aquarium personnel. Bien entendu je ne voulais pas rester dans les petits volumes. Aussi, après discussion avec l’architecte et renforcement du dernier étage, je finis par avoir l’autorisation de construire un bac moyen de 3000 litres. Le seul problème était qu’il fallait le rentrer avant la construction des murs extérieurs de l’immeuble. Pas de problème, une grue de chantier et l’aquarium fut hissé, mis en place puis en service. Les maçons purent alors terminer la construction… Cet évènement servit de base à plusieurs émissions télévisées, et à des présentations de mode de grands coiffeurs… l'aquarium servant de fond… C'est ainsi que mes voisins apprirent par ce biais qu’une réserve de 3 tonnes d’eau de mer était entreposée au-dessus de leur tête !!! Après quelques réponses à leurs inquiétudes, tout s’apaisa ! (Se reporter éventuellement à Aquarama N° 23, juillet 1973, page 75). A cette époque l’eau de mer se développait et nous avions quelques collecteurs très sérieux : Jacques Allard (Kenya), Rodney Jonklas (Sri Lanka) que je connus par hasard lors d’un voyage, Earl Kennedy (Philippines) et en particulier Luciano Périno (Ethiopie dans un premier temps avec les premiers poissons de Mer Rouge – et qui ensuite s’installa à Hawaii). Les arrivages étaient de toute première qualité, ce qui ne fut plus du tout le cas dans les dernières années de mon activité. Des vols de 48 heures pour certaines provenances, sans une seule perte de poissons ! Parallèlement, les installations devenaient de plus en plus nombreuses et importantes. Cela m’obligea à ouvrir un deuxième magasin, puis un troisième qui sera entièrement spécialisé en eau de mer; ce fut le premier en France. Nous sommes en 1974. J’écrivis un petit ouvrage intitulé « Initiation à l’Aquariophilie Marine Tropicale ». Ce fut le premier en français, très modeste, mais qui finalement fut tiré à deux reprises à 4000 et 3000 exemplaires, tous épuisés rapidement. De 1973 à 1976 mon aventure continua, d'une part avec Yves Rénier et d'autre part avec Claude François . Ce dernier, client du King Club, m’avait contacté dès 1969. Mais, après une série de devis, tantôt pour son bureau du Bd Exelmans, tantôt pour son Moulin, ne se décida qu'en 1974; ce dernier lieu fut choisi pour un aquarium de 4m50, d’environ 3300 litres. De son côté Yves voulait au moins aussi grand sinon plus ! Cette "compétition" pour savoir qui aurait le plus grand… dura plusieurs mois et fut difficile à gérer jusqu'au moment ou les deux aquariums furent en fabrication: dès lors nous ne pouvions plus revenir en arrière !!! La veille de son malheureux accident, c’était un vendredi soir, Claude m’avait téléphoné pour me supplier de venir au Moulin vider l’aquarium et transférer les poissons sur Paris, en raison d’une coupure annoncée de courant électrique ! Quarante minutes de conversation et finalement il accepta que nous laissions le tout en l’état pour la simple raison que les poissons étaient à jeun et que de ce fait ils pouvaient supporter l’attente. De plus le bac n’était pas surpeuplé. Je me souviens très bien de cette longue conversation où il défendit avec tant d’ardeur et de conviction son désir de sauver les poissons du manque d’électricité, alors que le lendemain en quelques secondes, cette même énergie lui était fatale à Paris. Sans électricité au Moulin il avait en effet pris la décision de rentrer plus tôt. J’appris par la suite qu’en réalité il m’avait appelé de Suisse. La seule chose qu’il ne put jamais avoir et pourtant il m’en réclama de nombreuses fois, ce furent les Chaetodon semilarvatus , espèce particulièrement jaune et belle. Avant la mise en place de son aquarium, nous en recevions des dizaines par mois d’Ethiopie. Mais les importations furent suspendues et ne reprirent qu'après son décès. Il tenait beaucoup à cette espèce qui provenait de la région où il était né. A partir de 1980 la profession prit un peu trop d’ampleur à mon avis et les collecteurs se multiplièrent. Les bons devenaient rares et les mauvais envoyaient sans cesse de nouvelles listes. Les fréquences d’importations directes étaient assez soutenues (2 à 3 certaines semaines – parfois 20 cartons de Manille chaque jeudi). La qualité baissa très sérieusement et seuls trois ou quatre exportateurs continuèrent de très bons envois. Le « transhipping » débuta en France et petit à petit prit de l'ampleur avec certains avantages mais avec aussi beaucoup d’inconvénients, en particulier pour la qualité et, par la suite, pour le choix. Jusqu’en 1992 j’ai vécu une merveilleuse passion, un métier qui prend le cœur et énormément de temps, avec d’innombrables grands moments. En 1995 je quittais cette formidable aventure. L’ère du récifal était venue, davantage de coraux vivants, moins de poissons et beaucoup plus de restrictions. Moi, comme d’autres d’ailleurs, étions plus attirés par les poissons que par les invertébrés. Une nouvelle branche professionnelle était née ! Je terminerai cette histoire, en remerciant les nombreuses personnes qui m’ont fait confiance et qui m’ont aidé, soit en me confiant leur réalisation, soit en venant régulièrement me rencontrer afin de trouver un spécimen nouveau pour leur aquarium. Tout mon meilleur souvenir, qu’ils soient encore présents ou disparus, en particulier : bien entendu Jean-Pierre Chichery qui me lança sur les rails ! René Méchiche , Jacques Arnoult , René Coutant , Jean Auffret et Mme (Aquarium du Croisic), Marc et Jeanne Chataignier (Aquarium de Granville), le Baron Edmond de Rothschild , Albert et Maxime Minski , Monsieur Froger , le Professeur Bruno Condé et Denis Terver , Jean Louis David , Claude François , Yves Rénier et bien d'autres personnalités, puis F. Mulliez qui me permit de faire mon plus bel ensemble, ma dernière réalisation; un coucou à Jean-Claude Z ! Sans oublier les reportages de diverses TV, ainsi que la Revue 30 Millions d’amis, pour la série de « ces fous qui rêvent d’avoir des tonnes d’eau chez eux »… dont j’étais… En 2001 je reçus un mèl d’Allemagne, m’informant que, je cite : « beaucoup d’aquariophiles retiennent toujours le nom mythique de Guy Favé ». Cela aura été un vrai métier passion que je souhaite à des jeunes qui voudraient se lancer dans une nouvelle aventure. Je reconnais toutefois qu’au début ce fut parfois très difficile, car où il y a passion, il n’y a que faible « rentabilité ». Mes parents m’ont beaucoup aidé, je les en remercie ainsi que mon épouse Anne-Marie qui, avant de se consacrer à l’aquariophilie marine, s’impliqua durant plusieurs années dans le magasin d’eau douce. G. Favé http://www.youtube.com/watch?v=DaLbzXV8hPs

Remarque préliminaire : Le texte ci-dessous, signé Guy Favé , est une sorte d'autobiographie retraçant les débuts, difficiles, de l'aquariophilie marine tropicale en France. Guy est l'un des tout premiers, mais aussi des plus sérieux, sans doute le plus renommé des importateurs français. A partir de 1967, nous avons vécu avec lui une aventure hors du commun ayant abouti à la création et au développement de l'Aquarium tropical de Nancy. Son "histoire" rappellera sans aucun doute beaucoup de bons souvenirs aux aquariophiles les plus anciens et devrait encourager les plus jeunes à en "prendre de la graine" pour que leur passion reste toujours très vive mais aussi très respectueuse de la Nature et des êtres vivants qui la composent. Denis Terver
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