Polypes de la Méduse Aurélie (Aurelia aurita) . Photo D. Terver - G. Eckert
Fig. 14 . - Représentation schématique du cycle vital d' Aurelia aurita (par Guillaume Eckert )
Après quelques jours de vie libre, les planules, de 0,3 à 0,5 mm de longueur, s'alourdissent, perdent leurs cils et se fixent sur un substrat (sol rocheux, algues..) horizontal, vertical, incliné, en surplomb, de préférence en zones peu profondes (moins de 20 m) et à proximité des côtes ou dans les estuaires. Si le substrat, inerte ou vivant, convient, les planules se transforment en polypes un peu particuliers, de 3 à 7 mm de longueur, munis de 16, 28 ou 32 tentacules : les scyphistomes (Fig. 6 et 15) . Les scyphistomes, en forme de coupe, passent l'hiver sous cette forme mais peuvent vivre plusieurs années et bourgeonnent (prolifération des cellules interstitielles ectodermiques et endodermiques), produisant directement d'autres polypes. A la manière des fraisiers (Fig. 15) , ils élaborent également des stolons sur lesquels d'autres polypes se développent. Des pseudoplanules ciliés, obtenues à partir de tentacules détachés, peuvent également produire de nouveaux scyphistomes. Des bourgeons de durée ou Statoblastes, assurent la survie de l'espèce si les conditions deviennent vraiment difficiles ! Les scyphistomes peuvent également produire plusieurs générations de strobiles.
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Sous certaines conditions, pas toujours bien définies et qui seront abordées dans la troisième partie, tous les polypes ainsi formés s'allongent, les étranglements annulaires se confirment, délimitant des sortes de disques superposés faisant penser à un empilement d'assiettes : les scyphistomes polydisques (par opposition aux scyphistomes monodisques qui ne produisent qu’une méduse à la fois, comme c’est le cas chez les Cassiopées par exemple), sont devenus des strobiles (Fig. 15 et 16) . Petit à petit l'étranglement s'accentue, les "assiettes" finissant par se détacher après d’ultimes contractions. Cette strobilisation ou strobilation ou segmentation des scyphistomes donne ainsi naissance à d'innombrables petites soucoupes flottantes à 8 bras bilobés (peu avant la strobilisation elles perdent leur tentacules, remplacés par les bras) : les Ephyrules = Ephyra = Ephyrula (Fig. 15 et 17) . Lorsqu’elles se détachent, ces petites méduses, au stade larvaire, sont en position morphologique. Très vite elles se retournent et poursuivent leur vie en position physiologique. Chaque éphyrule, de 4 à 5 mm de diamètre, très plate au départ, grandit rapidement, se différencie et se transforme en un adulte d'une vingtaine de cm de diamètre en deux ou trois mois. Dans des conditions optimales de nourriture, elles peuvent atteindre 40 cm, voire exceptionnellement 45 cm de diamètre ! Réputées espèces littorales et plutôt de surface, des aurélies ont néanmoins été observées à 500 m de profondeur (communication de L. Feuillassier) ! Attention, comme toutes les méduses, même échouées, elle conservent leur pouvoir urticant, du moins pendant un certain temps.
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Aspects biologiques : Cycle vital d'Aurélie
La reproduction sexuée a lieu en été ou en automne, lorsque les méduses atteignent leur maturité et se regroupent en essaims. Les spermatozoïdes, évacués dans la mer par le mâle, sont "avalés" en quelque sorte par la femelle, en même temps que sa nourriture et vont féconder les oocytes dans les ovaires. Les œufs, de 0,1 à 0,2 mm de diamètre, transportés par des courants ciliaires, migrent et se développent, pendant quelques jours (une semaine en moyenne), dans des poches labiales. Après cette forme primitive d'incubation, la femelle libère directement des larves ciliées et nageuses : les planules (Fig. 14 et 15) .
Les figures ci-dessous, résument d'une part le cycle vital d' Aurelia aurita (Fig.14) et, d'autre part, illustrent les principales phases de son développement (Fig.15 et 16) .
Fig. 15. - Représentation schématique des principales étapes de la vie benthique d' Aurelia aurita par Guillaume Eckert et Denis Terver .

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